Accueil > Baobab, 45 siècles nous contemplent

Découvert au Sénégal, le baobab, dont le nom en arabe signifie "fruit aux nombreuses graines", bat des records de longévité.

Voyageant au Sénégal, en 1749, le botaniste français Michel Adanson écrivit : "J'aperçus un arbre dont la grandeur prodigieuse attira toute mon attention". Il fit parvenir des échantillons au Muséum d'histoire naturelle de Paris et Bernard de Jussieu nomma cet arbre Adansonia digitata.

Baobab est un mot sénégalais dérivé du terme arabe bu hibab signifiant "fruit aux nombreuses graines". En Afrique, on dit qu'avec ses branches qui ressemblent à des racines, le baobab tire sa force des dieux. De croissance lente, il bat des records de longévité, certains sujets au tronc de plus de 20 m de circonférence étant estimés à 4500 ans.

Un arbre qui fleurit la nuit

Le tronc trapu est couvert d'une écorce fibreuse, utilisée jadis pour les cordages. Le baobab passe la saison sèche dépourvu de ses feuilles, très utilisées dans la médecine africaine. La floraison s'observe à la tombée de la nuit. Le bouton floral pend à l'extrémité d'un pédoncule de 50 cm de long.

La fleur blanche, à cinq pétales, s'épanouit en un quart d'heure, puis s'enroule vers le haut, pour mettre en évidence ses 1500 étamines. Cette fleur d'une nuit, exhale une odeur fétide, appréciée des chauve-souris qui, attirées par le nectar, assurent la pollinisation.