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Fêter la nouvelle année en l'accrochant dans les maisons est une coutume qui remonte au temps des
Gaulois. Afin, disait-on, de conjurer le mauvais sort.
Au 6e jour de la lune du début de l'année celtique, le druide coupait du gui avec une
serpette recouverte d'or, en s'écriant : "O Ghel an Heu" (le blé germe). A la suite de déformations, cette phrase est devenue au Moyen Age "Au gui l'an neuf".
L'utilisation du gui est très symbolique de renouveau, car cette plante reste verte sur des arbres dénudés. Accrocher du gui dans les maisons avait pour but de
neutraliser la puissance des forces infernales.
Le gui est une plante semi-parasite à feuillage persistant qui pousse surtout sur les pommiers et les
peupliers, mais aussi l'aubépine, le sorbier, le tilleul, l'érable, beaucoup plus rarement sur les chênes. Les oiseaux (dont les grives et les fauvettes à tête
noire, qui sont très friandes des fruits) propagent le gui d'arbre en arbre. Il développe alors des crampons suceurs, afin d'en pomper la sève. Lorsqu'il est
abondant, le gui épuise l'arbre. Pour éliminer le parasite, entaillez assez profondément le rameau à l'endroit où s'accroche le gui, badigeonnez la plaie avec
du sulfate de cuivre (bouillie bordelaise), laissez sécher, puis appliquez un mastic à cicatriser.
Tout savoir
Certains botanistes estiment que la présence du gui sur un arbre n'est pas néfaste, car le "parasite"
qui possède un feuillage persistant fait profiter l'arbre de son assimilation chlorophyllienne en hiver. On dit qu'il s'agit d'un hémi-parasite.
En Bretagne, au siècle dernier, les enfants allaient frapper à la porte des maisons bourgeoises en
criant en breton "le blé germe" et ils recevaient des étrennes, en quelque sorte un Halloween à la française.
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