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Cultivés depuis des siècles, les œillets présentent aujourd'hui une grande diversité. On regroupe sous l'appellation "horticole" les œillets des fleuristes (Dianthus caryophyllus), les oeillets mignardises (Dianthus plumarius), les œillets de poète (Dianthus barbatus) et les œillets de Chine (Dianthus chinensis). Fleurissant durant plusieurs mois au cours de l'été, ils peuvent entrer dans la composition de bien des plates-bandes et massifs s'ils bénéficient d'une exposition ensoleillée, d'une bonne terre de jardin, bien drainée et non acide, et d'une fertilisation abondante. Pensez aussi à ces oeillets horticoles pour égayer vos rangs de légumes (même s'ils ne possèdent pas les vertus antiparasitaires de leurs quasi homonymes les Oeillets d'Inde).

Du potager à la rocaille

Les œillets dits "botaniques", œillet des Alpes (Dianthus alpinus), œillet bleuâtre (Dianthus gratianopolitanus), œillet à delta (Dianthus deltoides) et œillet des glaciers (Dianthus glacialis), sont beaucoup moins gourmands et se contentent d'un sol pauvre et sec (toujours non acide). Formant de véritables coussins de verdure, ils ne dépassent pas 15 à 20 cm de hauteur et permettent de fleurir une rocaille, un jardin de graviers ou le dessus d'un muret. L'œillet superbe (Dianthus superbus) est le seul à supporter les sols acides et à apprécier les terrains humides. Portant de très grandes fleurs parfumées aux pétales laciniés, il donne sa pleine mesure près d'une mare ou d'un bassin, à condition de n'avoir jamais les pieds dans l'eau.

Idéal pour un sol pauvre et sec

Les œillets botaniques se cultivent en sol pauvre et sec, même caillouteux, à condition qu'il ne s'agisse pas d'une terre sablonneuse acide. Ces espèces à la végétation tapissante fleurissent pour la plupart en juin-juillet, adoptant des tons rose pâle, rose vif, rose carminé, rouge pourpré, ou se parant parfois de blanc (comme l'œillet des sables, Dianthus arenarius, ou l'œillet à delta 'Albus').

Un sol à améliorer

Même pour ces plantes bien adaptées, un sol pauvre en matières organiques présente certains inconvénients. Ses particules minérales retiennent difficilement l'eau et les éléments nutritifs, et il nécessite des arrosages fréquents durant la saison chaude. Il peut également devenir brûlant au cœur de l'été. Enfin, il est très léger et ne constitue pas un solide support pour les racines des plantes. Il n'est donc pas inutile de lui apporter quelques améliorations.

Compost et paillage

N'hésitez pas à y incorporer à l'automne du fumier ou du compost bien décomposé. Les matières organiques ainsi apportées se transformeront progressivement en humus et faciliteront la rétention d'eau et d'éléments nutritifs. Pensez aussi à épandre un paillage sur une dizaine de centimètres d'épaisseur pour limiter l'évaporation. Choisissez des graviers plutôt que des écorces de pin à l'action acidifiante néfaste pour les œillets.