Accueil > Jardiner, c'est la Santé

Exercée de façon régulière, demandant un effort physique modéré, voilà une activité ludique et simple pour améliorer notre forme.

L'association Promojardin en a fait son slogan : "Jardiner, c'est la santé". Voilà des travaux qui sollicitent l'organisme de manière soutenue, mais jamais brutale. En 2004, au Canada, une campagne sur le thème "bouger, c'est la santé" préconisait le jardinage parmi les activités les plus bénéfiques. Ce loisir favorise l'endurance (tondre, ratisser, sarcler, pailler, tailler), la souplesse (désherber, arroser, nettoyer), et la musculation (bêcher, transporter, traiter). L'activité requiert une grande diversité de mouvements et fait fonctionner l'ensemble du corps. Trois heures et demi de  jardinage permettent de brûler environ 1000 calories.

Le seul fait de tondre la pelouse assure une bonne activité physique. En tondant 200 m², vous parcourez entre 600 et 800 m selon la configuration du terrain et la largeur de la tondeuse. Sachant que l'on tond entre 25 et 30 fois par an, cela représente entre 15 et 24 km de marche par an.

Plus efficace encore : le bêchage. Pour retourner une parcelle de 10 m², il faut donner 350 coups de bêche et soulever à chaque fois 3 à 5 kg de terre, soit au bout du compte entre 1050 et 1750 kg !

Activité familiale, passe-temps agréable à partager avec ses proches, jardiner est aussi une activité déstressante, qui permet de se vider la tête et de se relaxer l'esprit. En ouvrant un espace de liberté, le jardinage vous aide à oublier les contraintes du quotidien, tout en favorisant la valorisation de soi à travers un résultat palpable.

 Accueil > Chacun sa Drogue

L'automne dernier a été déconcertant de douceur. Sans crier gare, l'hiver est survenu à peine inscrit au calendrier. (...) Pour longtemps, sol gelés, les labours sont interrompus. Equipé de pied en cap, ceinturé, ganté, armé de la tronçonneuse, j'abat de l'acacia. Au pied, le premier est creux. Pourtant, refendues, les grosses branches ont belles allure. En tas pour un an, voire deux, ce bois sèche. Les rejetons d'acacia, piquants en diable, s'ébrouent. Le vieil arbre leur faisait de l'ombre.

Dans notre époque précipitée, quel réconfort de bûcheronner. Tous muscles synchronisés répondent à la sollicitation. Il y a ivresse à vaincre l'épreuve physique. Au soir, vite venu, je rêve devant le feu. Chaque année nouvelle, le jardin change.

Faut-il remplacer les dahlias, laissés en terre, mal abrités et les glaïeuls de même ? L'année dernière, nous avons manqué d'oignions. En revanche les pommes de terre en quantité nourrissent les poules et les lapins. La BF15 (délaissée au profit de la merveilleuse "Pompadour" plus tardive) a fait défaut en début de saison. Habituellement, la mâche se ressème. Pourquoi a-t-elle disparu ? Généreusement, l'endive l'a remplacée. La roquette est gelée, les choux chinois aussi ! Organiser le jardin efface, gomme soucis et angoisses : impôts, pneu crevé, toiture à réviser.

Le printemps est revenu. Un rouge-gorge pique un vermisseau sous ma bêche. Une roulade, va-t-il s'enhardir plus encore ? Apaisé, je plane : chacun sa drogue !

Extrait de Rustica hebdo
Rubrique "Le temps de Nicolas"