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Aller voir des plantes comme on va au zoo.
Tel est le pari du Britannique Tim Smits, qui a conçu Eden Project,
véritable hymne à la biodiversité.
Vue d'avion, la "chose" pourrait passer pour une cité extraterrestre ou un énorme ver aux anneaux
boursouflés. Tout en bas à gauche de l'Angleterre, en Cornouailles, dans une ancienne carrière d'argile, la plus grande serre du monde a ouvert ses portes,
depuis quelques mois, au visiteur en mal de verdure : Eden Project.
Moyennant un milliard de francs, Tim Smits, un ancien producteur de disques reconverti dans la
protection de la nature, a fait construire sur ce site industriel ce qu'il appelle sa "huitième merveille du monde". Eden Project est une serre aux dimensions
de cathédrale. Huit gigantesques "framboises" de plastique transparent (240 m de long, 55 m de haut et 110 m de large pour la plus spacieuse) abritent plus
de 5000 espèces de plantes de tous les continents (sur les 250 000 répertoriées dans le monde). Eden a de quoi sustenter plus d'un amateur de biodiversité.
Parmi les futurs curieux (750 000 visiteurs sont attendus), des scientifiques anglais viendront régulièrement renifler du pistil et tâter de la corolle, trop
heureux de trouver à leur porte l'univers entier de la chlorophylle. "Eden a été conçu comme un théâtre, pour raconter l'histoire des plantes qui ont changé le
monde", explique Jo Readman, le responsable du projet éducatif.
Bananiers, caféiers, cacaotiers, orangers, que serait notre vie sans les plantes ? Une potion bien
amère. Le message est clair : Eden n'est pas un conservatoire pour espèces en danger, mais un lieu où apprendre à connaître et à aimer les végétaux. Un premier
pas vers leur protection ? On veut y croire. |
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